Bibliographie thématique sur la Révolution
française
Texte par
Jean-Marie Ruthon
Soumis le 13/02/2003
Introduction
Il est probable que ce sont des dizaines de millier d’ouvrages, études, mémoires, thèses, articles, pamphlets etc. qui depuis 1789 ont été écrits sur ce sujet. Notons qu’au début du XXe siècle Maurice Tourneux, a publié cinq gros ouvrages de bibliographie in-4, de plusieurs milliers de pages sur l’histoire de Paris pendant la Révolution !
Mon ambition sera donc de présenter quelques ouvrages que pour la plupart j’ai lus ou qui lus par de plus compétents que moi font autorité. Je tenterai d’être objectif, mais ne cherchez pas ici de livres outrageusement contre-révolutionnaires. Vous noterez également, peut être avec surprise, que je ne cite pas de mémoires. Ceux-ci en effet, généralement ont été écrits après coup, parfois vingt ou trente ans après les événements et il s’agit trop souvent de plaidoyers pro domo.
Les livres que je vais citer ont pour la plupart, été écrits après 1900. Cela ne signifie pas que les publications antérieures soient sans intérêt, mais elles sont souvent difficiles à trouver et surtout quelques fois contestables quant à leur valeur scientifique.
Mon classement est le suivant :
- Ouvrages généraux
- Dictionnaires
- Biographies
- Événements ou aspects particuliers
Ouvrages généraux
En quelques mots les " anciens " et pour commencer le premier ayant une valeur scientifique, la monumentale Histoire de la Révolution qu’Adolphe Thiers a publié de 1823 à 1827. En pleine Restauration il n’hésite pas à tenter un explication de la terreur qui sorte des " analyses " généralement basées sur la friponnerie, l’ivrognerie ou la folie des révolutionnaires. Il a beaucoup utilisé le Moniteur journal quasi officiel de la Révolution ainsi que des mémoires, mais il a également pu rencontrer des gens ayant participé aux événements comme Barère.
Lamartine a proposé une vision romantique dans son Histoire des Girondins 1847-1848, plus agréable à lire que l’ouvrage de Thiers mais moins solide.
Hippolyte Taine dans ses Origines de la France contemporaines 1875-1893 se montre très hostile à la Révolution mais son œuvre solidement documentée mérite une lecture prudente.
Louis Blanc est un socialiste et son Histoire de la Révolution 1847-1862, est marquée par cette idéologie. Notons que proscrit à Londres, il a été le premier à utiliser des archives inconnues à cette époque.
Alexis de Tocqueville, mort trop tôt, n’a étudié dans son Ancien régime et la Révolution, 1856, que l’origine de celle-ci. Il faut le lire parce qu’il écrit bien mais aussi parce qu’il a été remis à la mode par les historiens modernes comme Furet. Pour lui en 1789 la Révolution ne pouvait qu’éclater mais l’ancien Régime tel qu’il était avec quelques réformes pouvait permettre d’éviter la Terreur. (Je simplifie)
Je terminerai les " anciens " par Michelet, mais sans trop insister, le lyrisme ne remplaçant pas la science historique ! Pourtant, lui aussi il faut le lire, mais en n'oubliant pas qu’il a créé toute une série de légende noires dont Robespierre pâtit encore et dont Marat ou Collot d’Herbois ne sont toujours pas sortis !
Je passerai maintenant aux classiques, et pour commencer à Alphonse Aulard qui en 1901 écrivit une Histoire politique de la Révolution française. Celui qui fut le premier titulaire de la chaire d’histoire de la Révolution à la Sorbonne a écrit un ouvrage sous un aspect exclusivement politique. Il a été reproché à ce Radical - Socialiste militant de limiter sa réflexion à l’histoire de l’idée républicaine. Cela étant, nous sommes ici en présence du premier ouvrage scientifiquement construit et basé sur des recherches archivistiques incontestables. Pour lui c’est Danton le vrai héros de la Révolution.
Tout le monde connaît Jean Jaurès, il fut de 1901 à 1904 l’auteur de l’Histoire Socialiste de la Révolution Française. Il annonce la couleur, son livre est socialiste et il le voulait destiné à l’instruction des militants. Son souci principal est l’étude de la période à partir de l’évolution économique et de la vie sociale. Revu et annoté par Albert Soboul, cet ouvrage a été réédité de 1968 à 1972 en six gros volumes.
Albert Mathiez est un élève d’Aulard avec lequel il s’est brouillé. C’est lui le fondateur de la Société des Etudes Robespierristes et de la revue éditée par celle-ci, les Annales Historiques de la Révolution Française qui est toujours publiée quatre fois par an. Il analyse la période dans un contexte plus économique. Si Aulard fut un historien radical - socialiste, Mathiez l’a été avec une vision socialiste. Mort trop jeune il n’a publié une Histoire de la Révolution que sous la formes de trois petits volumes de 1922 à 1927. Mathiez a si j’ose dire créé un culte à Robespierre en en faisant le personnage central et incontournable de la période et ce, quitte à réduire arbitrairement l’importance de certain autres. Il est l’auteur de nombreux ouvrages ou articles que pour bien faire il faudrait tous avoir lus !
Georges Lefevbre succéda à Mathiez à la Présidence de la Société des Etudes Robespierristes. Dans la querelle entre dantonistes et robespierristes, il prendra une position plus médiane que son prédécesseur. En 1930 il publiera son Histoire de Révolution qui sera revue et complétée en 1951. C’est à mon sens la meilleur synthèse, il faut l’avoir lue si l’on veut commencer à comprendre ce que fut la Révolution.
Le précis d’Albert Soboul sur la Révolution française, toujours présent au catalogue des éditions Gallimard est lui aussi inévitable. Ce gros livre de poche doit être lu avant ou après l’ouvrage de Lefebvre.
Avec la Révolution Française de François Furet et Denis Richet, on aborde les historiens " révisionnistes " par rapport à ceux plus ou moins marxisants qui les ont précédé. Dans leur étude datée de 1966 et rééditée en 1973, toujours en vente chez Fayard, ils considèrent que les luttes entres factions ont perturbées l’évolution de la révolution dans un sens, disons libéral, entraînant à un dérapage qui fut la cause de la terreur et en fait de l’échec de la Révolution elle même. Furet ira jusqu'à penser que toute Révolution par son essence même ne peut conduire qu’à la Terreur ou au Stalinisme et en fait au Goulag. Même si a priori elle apparaît outrée, cette analyse doit conduire à réfléchir.
Pour en terminer avec les études globales sur la Révolution, je vais citer Pierre Gaxotte auteur en 1928 d’une Révolution Française. L’auteur est ouvertement contre révolutionnaire et on comprendra mieux sa pensée en notant qu’il a été le secrétaire de Charles Maurras. Il décrit de façon idyllique la fin de l’Ancien Régime et pense que l’origine de la Révolution est à rechercher dans " une crise intellectuelle est morale (qui a) atteint l’âme française jusqu’en ses profondeurs " et dont les responsables sont les hommes des lumières et le Encyclopédistes. Pourtant ce livre comporte des pages intéressantes et de bonnes analyses, mais les derniers chapitres à partir de celui intitulé " la Terreur Communiste " sont proches de la pire propagande anti-révolutionnaire.
Je vais maintenant citer trois livres de bibliographie sur la période qui nous intéresse et d’abord le Manuel Pratique de la Révolution Française de Pierre Caron. La dernière édition est de 1947 et l’auteur passe en revue les principales sources d’études imprimées ou manuscrites. Ce petit livre de 324 pages, à rechercher chez les bouquinistes, est une mine d’information. Les Révolutions de Jacques Godechot, 1963, est aussi une sorte de manuel d’étude, il comporte une importante bibliographie. Du même auteur, Un jury pour la Révolution, 1974, est une étude de l’historiographie de la Révolution avec une excellente présentation des auteurs depuis les origines.
Il existe bien sûr d’autres ouvrages généraux sur la Révolution de valeur très inégales, il en sort même encore de temps en temps en librairie.
Dictionnaires
Pour commencer, et à titre purement anecdotique, je vais citer deux des premiers dictionnaires sur la question, et d’abord, le Dictionnaire biographique et historique des hommes marquans (sic) de la fin du dix-huitième siècle et plus particulièrement de ceux qui ont figuré dans la Révolution française, Londres 1800. Trois volumes in 8 " avec un supplément et 4 tableaux des massacres et des proscriptions ". Issu d’une officine contre-révolutionnaire située en Allemagne tout comme d’autres de même nature, cet ouvrage a encore un certain intérêt puisque rédigé à l’époque des événements. Il n’empêche que s’il n’est pas très utilisable car très partial, il est parfois amusant. Il en est de même de la Vie politique de tous les députés à la Convention Nationale de Magloir Robert, Paris 1814. C’est le premier dictionnaire des Conventionnels sorti sous la première Restauration donc avant la proscription des régicides.
Deux autres ouvrages, le Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l’Empire sous la direction du Dr Robinet et le Dictionnaire de la Révolution française de Boursin et Challamel les deux de la fin du XIXe siècle sont à éviter car bourrés d’erreurs et d’approximations.
Passons à des choses plus sérieuses :
Sous la direction de François Furet et Mona Ozouf, le Dictionnaire critique de la Révolution française est un ouvrage thématique composé de petits essais sur des personnages essentiels, sur de événements, des idées ou des faits. Très bon ouvrage sur la Révolution telles que la voit l’école de F. Furet. Paris Flammarion 1988, il doit être disponible dans une collection de poche (Il l'est, NDLR.)
A mon avis le meilleur, celui qu’il faut impérativement avoir dans sa bibliothèque, le Dictionnaire historique de la Révolution française sous la direction d’Albert Soboul, PUF 1989. Rien à dire, il est indispensable.
De Edna Hindie Lemay le Dictionnaire des Constituants, Paris 1991, deux volumes. La seule études complètes sur les députés élus aux Etats-généraux.
Encore un ouvrage indispensable, le Dictionnaire des Conventionnels d’Auguste Kuscinski. Paris 1916, réédité en 1973. Notons qu’il s’agit d’une œuvre posthume et qu’une seule notice manque, celle de... Robespierre ! !
De Georges Six le Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l’Empire. Deux tomes, Paris 1934, réédité en 1974. Les états de services de tous les officiers généraux.
Le Répertoire biographique de l’Episcopat Constitutionnel du Chanoine Paul Pisani, Paris 1907. Plutôt hostile à la Révolution mais c’est le seul ouvrage qui comporte des notices sur tous les évêques constitutionnels.
De Bernard Gainot, le Dictionnaire des membres du Comité de Salut Public, Tallandier, 1990. Ce petit ouvrage est une étude précise sur le Comité et sur ses membres.
Biographies
Sur Robespierre, j’avoue être bien embêté ! En effet toute les biographies que j’ai lues sur lui me laissent plus ou moins sur ma faim. Je pense que seul Mathiez aurait pu faire une synthèse parfaite, mais il eut été partial, aussi je vais me contenter de citer quelques auteurs. Avec Ernest Hamel, Histoire de Robespierre, 1865 - 1867, nous sommes proche de l’hagiographie, mais l’ouvrage est bien documenté. Gerard Walter, Robespierre, la dernière édition est de 1946, Max Gallo, Robespierre histoire d’une solitude, 1968. La meilleure étude est peut-être celle de Jean Massin, Robespierre, 1956. Pour moi, LA biographie de Maximilien n’a pas encore été écrite. A noter qu’une réédition de ses oeuvres en 10 volumes vient de voir le jour.
Pour Danton, les livres du Dr Robinet à la fins du XIXe encensent le Révolutionnaire, ceux de Mathiez abattent le Colosse ! ! Entre les deux, on peut lire les biographies de Louis Madelin, 1914, ou de Frédéric Bluche dont la dernière édition est de 1999.
D’Albert Ollivier et préfacé par Malraux, Saint-Just est la force des choses, Massin qualifie ce livre de roman, à mon sens il exagère. Saint-Just de Bernard Vinot.
Sur Marat, deux biographies, l’une de Gérard Walter, 1960, l’autre d’Olivier Coquard, 1993.
Lazare Carnot, l’organisateur de la victoire, a été étudié par Marcel Renhard en deux volumes.
Jean-Denis Bredin a écrit Sieyès, la clé de la Révolution française en 1988. La " Taupe " avec " Qu’est-ce que le Tiers État " a ouvert la porte de la Révolution et il en a remis les clés à Bonaparte le 19 brumaire. Un hypocrite ! !
Michel Biard est l’auteur d’une thèse sur Collot-d’Herbois, il en a publié un résumé en 1995. Il tord en partie le cou à la légende noire qui pèse sur Collot. Celui-ci en effet n’était pas un comédien et un directeur de théâtre raté et s’il a fait mitrailler les Lyonnais, on oublie souvent que Fouché y était aussi.
Martine Braconnier a elle aussi publié sa thèse sur Couthon en 1996. C’est le seul ouvrage complet sur le troisième homme du " Triumvirat "
Tout récemment, François Pascal a publié un ouvrage sur Robert Lindet et l’économie de la Terreur. C’est probablement le membre du Comité le moins connu, son rôle pourtant fut capital.
En 1875, Jules Claretie a publié une étude sur Camille Desmoulins, elle est un peu dépassée aujourd’hui.
De son côté Gérard Walter est l’auteur d’ouvrages sur Babeuf et la conspiration des égaux et sur Hébert et le Père Duchesne.
Je n’ai pas la prétention d’avoir cité ici toutes les biographies écrites sur les révolutionnaires, il en existe d’autres et de nombreuses, mais pour ne les avoir pas lues je ne peux rien en dire. Certaines du siècle dernier sont insuffisantes et parfois proches du roman, d’autres sont d’une partialité qui les rend inacceptables. D’autres sont très valables mais aussi très rares car il s’agit souvent de monographies écrites par des érudits locaux. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à acquérir dans des salons de livres anciens ou chez des bouquinistes des ouvrages d’auteurs inconnus.
Événements ou aspects particuliers
Dans l’ancienne collection des éditions Gallimard, Trente journées qui ont fait la France, on trouve trois ouvrages. Il ne s’agit pas d’une simple description de ce que fut la journée, mais l’événement est replacé dans son contexte. De plus outre une importante bibliographie sur le sujet, les auteurs proposent en annexe des textes toujours intéressants. De Jacques Godechot on trouve le 14 juillet, de Marcel Reinhard le 10 août et de Gérard Walter le 9 thermidor.
Ferdinand Braesh a, en 1911 rédigé une thèse intitulée la commune du dix août 1792, étude sur l’histoire de Paris du 20 juin au 2 décembre 1792. Ce document a été réimprimé en 1978 par Mégariotis Reprint. Plus de 1200 pages d’un grand intérêt.
En 1935 Pierre Caron a publié un ouvrage sur les Massacres de septembre qui fait le tour de la question. Il en conclut que si les autorités ne sont pas à l’origine de ces tristes événements, elles n’ont rien fait pour s’y opposer sachant fort bien que cela n’était pas possible. Sur le même sujet Gérard Walter a également écrit. Il en est de même de G. Lenôtre, mais il s’agit là d’un vulgarisateur à tendance contre révolutionnaire.
Sur la Terreur en général on trouve encore Gérard Walter mais aussi un Américain qui mérite d’être lu pour Le Gouvernement de la Terreur, l’année du Comité de Salut Public. Il s’agit de Robert R. Palmer et ce livre a été réédité en 1989. Il s’agit d’un " révisionniste " qui condamne la Terreur, c’est un auteur des plus sérieux. Au XIXe siècle Mortimer - Ternaux, homme politique conservateur, a écrit un monumental ouvrage en huit volumes dont sept de son vivant sur l’Histoire de la Terreur. Très contre révolutionnaire cette étude n’aurait que peu d’intérêt si ce n’étaient les notes et les annexes qui l’accompagnent et qui en composent une partie importante. En effet l’auteur a eu accès à de nombreux documents perdus pendant la Commune en 1871.
Sur le Tribunal Révolutionnaire, Henri Wallon a publié en 1888, l’Histoire du Tribunal Révolutionnaire de Paris avec le journal et les actes. Wallon qui est l’auteur de l’amendement qui porte son nom est qui a créé la IIIe République, est très hostile mais si on fait abstraction de sa partialité on trouve dans son œuvre qui comporte six volumes des informations essentielles. Il en va de même d’un autre ouvrage sur le même sujet d’Emile Campardon.
Il y a peu d’ouvrage sur les élections, on lira donc celui de Patrice Gueniffey, Le nombre et la raison, la Révolution française et les élections, publié en 1993. L’auteur très précis sur les procédures électorales tente de démontrer que l’abstention était très importantes et que souvent les votes étaient fait par les clubs. Tout récemment est sorti un ouvrage collectif, Voter, élire pendant la Révolution française 1789 - 1799. Guide pour la recherche. On y trouve les textes de loi et les décrets sur le sujet.
Sur l’Eglise et les serments il y a de nombreux ouvrages, mais souvent l’œuvre d’ecclésiastiques et par là même d’une grande partialité. Je citerai donc seulement de Michel Vovelle La Révolution contre l’église, de la Raison à l’être suprême et La Révolution, l’Eglise, la France de Timothy Tackett qui traite la question du premier serment, celui à la Constitution Civile du Clergé. A lire également Conscience religieuse en Révolution, regards sur l’historiographie religieuse de la Révolution française, comme son sous-titre l’indique, il comporte une importante bibliographie.
Sur le procès de Louis XVI je me limiterai à un petit livre d’Albert Soboul intitulé Le procès de Louis XVI. Le mieux et de lire les comptes rendus des journaux ou de la Convention. Attendons donc que Philippe Royet nous propose cette période dans Le Journal des débats ! (C'est fait !, NDLR.)
Jacques Godechot est l’auteur d’une étude très complète sur Les institutions sous la Révolution et l’Empire. Tout y est examiné, l’état, les assemblées, les juridiction, l’armée, et en plus il y a une bibliographie des plus complète.
Reste un point que j’aborde avec quelque appréhension, c’est la question de la Vendée. C’est sur ce sujet je pense que la polémique est la plus sévère. J’ajouterai qu’à mon sens une synthèse reste encore à faire. Je me limiterai donc à des ouvrages classiques et qui ont été écrit par des auteurs de tendances fort différentes. Pour commencer, Les mémoires de Madame de la Rochejaquelein. C’est la veuve de Lescure, elle a épousé en seconde noce le frère de Monsieur Henri. Bien sûr elle annonce clairement la couleur, mais les événements elle les a vécu, de plus le livre est agréable à lire. Maintenant passons à un homme de gauche, Charles Louis Chassin, il publié onze volumes d’études et de documents sur les guerres de Vendée. Le onzième volume est un index. Un modéré, Emile Gabory, Les guerres de Vendée, collection Bouquins de Robert Laffont, c’est du sérieux. Enfin et pour terminer, Reynald Secher, Le génocide franco - français, la Vendée - Vengé. Je n’aime ni le titre ni l’idée générale. Il n’y a pas de génocide mais une guerre civile dans toute son horreur, il ne viendrait à personne de parler de génocide à propos de la guerre d’Espagne et pourtant il y a eu Guernica. Il n’empêche que l’analyse est sérieuse et le livre documenté. Sa lecture est indispensable.
Conclusion
Et voilà, j’en ai terminé de ce qui ne peut être qu’une présentation générale de quelques ouvrages utiles à celui qui désire commencer à comprendre la Révolution. Ce choix personnel est forcement partial. J’ajouterai qu’il est indispensable de bien étudier la chronologie, on en trouve dans de nombreux ouvrages, et de se mettre en tête le calendrier républicain. Enfin si dans sa bibliothèque on ne dispose que de deux ouvrages, il s’agira de la Révolution de Lefebvre et du Dictionnaire de la Révolution de Soboul ! Encore un mot, je suis à la disposition de quiconque désirerait des précisions.
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© Jean-Marie Ruthon
2003 |