François Louis SULEAU (1757-1792)
[32 ans en 1789]

1757 en Picardie, Paris 1792

Il fit des études de droit et devint avocat. Mais il donnait aussi dans les « affaires » et pratiquait l’agiotage. Il s’y ruina lors des fluctuations qu’entraîna la politique de Calonne, et fut si harcelé par ses créanciers qu’il dut s’enfuir aux Etats-Unis. Au début de la révolution, il rentra en France et s’engagea avec flamme dans la cause monarchiste. Il se lança dans la carrière de journaliste, surtout dans les Actes des Apôtres, où il multiplia les pamphlets. Ce n’était pas un aussi bon styliste, ni surtout un esprit aussi brillant que Rivarol, mais il était encore plus violent et ne craignait pas de recourir à l’obscénité et à l’outrance la plus extrême. Il se fit de nombreux ennemis, dont l’un finit par devenir mortel. Il avait mené une campagne à outrance, en 1791 contre les femmes qui se mêlaient de Révolution, et Théroigne de Méricourt ne le lui pardonna pas. 

Le matin du 10 août, il fut arrêté, alors qu’il circulait déguisé en garde national sur la terrasse des Tuileries, avec quelques amis. Arrêté, il fut reconnu par Théroigne. Elle l’accusa de complot et poussa alors la foule contre lui : il fut mis en pièces.



Notice écrite par Claudine Cavalier
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Notes et Archives 1789-1794