Antoine SANTERRE (1752-1809)
[37 ans en 1789]

Santerre

Avant la Révolution, Santerre fut l’un des plus riches brasseurs du faubourg Saint-Antoine. Passionné par les chevaux, il se prétend alors le meilleur cavalier de Paris après le duc d’Orléans. Sa popularité fut la grande responsable de sa nomination au poste de commandant de la garde Nationale en remplacement de Mandat, assassiné par la foule lors des événements du 10 août 92 (Mathiez estime que la révolution du 10 lui doit beaucoup dans la coordination de l’insurrection, NDLR.) .

Il devient alors le " père du faubourg ". Le 21 janvier 1793, ses fonctions le firent conduire Capet à l’échafaud ; c’est Santerre qui ordonna le roulement de tambour destiné à couvrir les dernières paroles de l’ancien roi. Grisé par sa rapide élévation politique et sociale, il demanda ensuite à être envoyé en Vendée à la tête d’un quelconque commandement. Il s’y montra totalement incapable et fut rapidement rappelé par le Comité de Salut Public. 

Ses échecs en Vendée et ses liens avec les hébertistes lui valurent d’être incarcéré jusqu’au 9 thermidor. Il fut ensuite chargé de petites missions sans grande importance dans l’administration militaire. Il tenta de prendre la tête des sans culottes le 18 brumaire mais Bonaparte l’en dissuada. Il tenta ensuite de refaire fortune mais une opération désastreuse le ruina de nouveau et en mourut.



Notice écrite par Yohan Senez
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Notes et Archives 1789-1794