Louis-Maris-Bon Montaut, dit MARIBON DE MONTAUT (1754-1842)
[35 ans en 1789]

Officier retraité en 1789, Montaut devient le vilain petit canard de sa royaliste de famille en adoptant très tôt des positions très révolutionnaires. En 1790, il entre dans l’administration du district de Condom puis sera élu par le Gers à l’Assemblée Législative et enfin à la Convention Nationale.

Il s’y révélera un maratiste fervent et adoptera les positions des plus radicales. Montaut défendra entre autres les massacreurs d’Avignon à la tribune des Jacobins. Membre du Comité de Sûreté Générale d’octobre 1792 à avril 1793, Montaut vote pour la mort de Capet mais est en mission à l’armée du Rhin lors de la chute des Girondins .

De retour dans la Capitale, il s’attaque à la faction des indulgents et dénonce pèle mêle Chabot, Desmoulins et Danton au club des Jacobins. Ce zèle finit par devenir suspect et Montaut se voit obligé d’avouer que la plupart des membres de sa famille ont émigré. Il échappe à l’exclusion mais sa carrière politique est alors injustement brisée.

Montaut désapprouvera tout de même la réaction Thermidorienne et sera interné jusqu'à sa sortie de prison. On perd désormais toute trace de lui jusqu'à sa mort en mai 1842.



Notice écrite par Yohan Senez
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