Antoine Merlin, dit MERLIN DE THIONVILLE (1762-1833)
[27 ans en 1789]

Merlin

Avocat à Metz avant les prémices de la Révolution, Merlin s’enthousiasme pour celle ci et est élu commandant de la garde nationale de Thionville. Fort de ce premier succès électoral, il se présente ensuite pour la députation à l’assemblée Législative et est élu par la Moselle haut la main. La Législative donnera à Merlin l’occasion de s’y affirmer politiquement. Il siège à l’extrême gauche et forme un espèce de triumvirat jacobin avec Bazire et Chabot. Merlin proposera des mesures très radicales comme l’arrestation des frères de Capet, la confiscation des biens des émigrés, la déportations des prêtres réfractaires...

Il jouera peu après un rôle de premier plan lors de la journée du 10 août 1792 à la tête des émeutiers. Ce fait ‘armes reconnu lui vaudra d’être réélu par la Moselle à la Convention. Montagnard affirmé, il y demandera la mort de Capet dès le 1er octobre 1792. Absent lors du vote pour le jugement de ce dernier, Merlin se prononcera pour la mort dans une lettre adressée à la Convention.

Son envoi en mission en Vendée révèle de Merlin un nouvel aspect de sa personnalité. Il s’y enrichit sans retenue grâce aux biens des condamnés et vit comme un pacha dans un magnifique domaine.

Au 9 thermidor, il se retrouve dans les opposants à Robespierre et dénonce tous les anciens terroristes - dont il fait pourtant parti -. Merlin se retrouvera ensuite avec Fréron à la tête de la " jeunesse dorée " et n’aura plus de cesse de se vautrer dans le luxe, profitant à pleines mains de la déchéance de la République sous le Directoire. Elu au Conseil des Cinq-Cents, Merlin y perd toute influence et décide de se retirer de la vie politique.

Il échappe ensuite à la proscription qui frappe les régicides grâce à son absence au moment du vote et demande alors pardon à Louis XVIII pour ses " erreurs de jeunesse ". Sans commentaires.



Notice écrite par Yohan Senez
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Notes et Archives 1789-1794