Joseph MARTIN-DAUCH (1741-1801)
[48 ans en 1789]

Joseph Martin-Dauch vit le jour le 26 mai 1741 à Castelnaudary. Il fut reconnu
et légitimé tardivement par ses parents : son père Antoine Martin-Dauch,
conseiller du roi, lieutenant principal de la sénéchaussée, propriétaire de
domaines viticoles et de millet, et sa mère Marie Barbe Latour.
Il fit des études à Toulouse où il fut licencié es droit en 1762.
Notable de la ville de Castelnaudary, avocat, franc-maçon, propriétaire terrien
par héritage, il fut élu, le 26 mars 1789, avec son co-député
Jean-François-César baron de Guilhermy, représentant aux Etats-Généraux pour le
Tiers de la Sénéchaussée du Lauragais.
Il a quarante huit ans quand s’ouvrent, le 5 mai 1789 à Versailles, les
Etats-Généraux.
Le 17 juin de ces Etats, il vote contre la motion de l ‘abbé Sieyès:
que la majorité des députés des Communes se constituent Assemblée nationale !
Mais le coup d’éclat qui le rendra universellement célèbre se fera trois jours
plus tard.
Le 20 juin 1789, au matin, les députés des Communes, présidé par leur doyen
Bailly, trouvèrent l’Hôtel des Menus-Plaisirs, où ils devaient siéger, cerné par
un détachement de gardes françaises qui en interdisait l’accès. Le prétexte
était les préparatifs d’une séance royale prévue pour le 22 juin.
Un coup de force de la Cour qui considérait comme illégale la constitution du
Tiers en Assemblée nationale et voulait empêcher la réunion de l’ordre du Clergé
à celui des députés des Communes.
Sur la suggestion du docteur Guillotin les quelques 600 députés des Communes,
dont quelques membres du Clergé, massés devant la porte close, transmigrèrent
dans une salle de jeu de paume d’alentour mise officieusement à leur
disposition, par un particulier sieur La Taille, pour la circonstance.
Martin-Dauch fut du nombre.
Les députés, humiliés par cette manœuvre de la Cour, se divisèrent sur le parti
à prendre : manifester leur désapprobation sous les fenêtres du château du roi à
Marly ou se rendre à Paris pour y établir l’Assemblée nationale et y décréter au
nom de la nation.
Devant tant d’audace, Mounier, avocat et député du Dauphiné, s’élança pour
contourner ces initiatives qu’il estimait violentes et outrageuses pour la Cour
et son Ministère. Dans le but de tempérer les esprits les plus incisifs, il
proposa aux députés survoltés de prêter le serment de ne jamais se séparer
jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit fermement et durablement établie.
[1]
Cette proposition fut accueillie avec enthousiasme dans une effervescence
générale.
Présumons que le sentiment d’euphorie quasi unanime qui s’exprima alors dût
égaler en intensité l’humiliation collective subie aux portes de la salle des
Menus-Plaisirs.
Pourtant, une poignée de députés, dont Martin-Dauch, s’y opposa.
Malouet, porte-voix de cette dizaine de réfractaires, formula le souhait que
l’adoption du serment soit soumise à une condition de taille : « faire la
Constitution de concert avec le roi »
Bailly présidant cette jeune Assemblée y répondit, non sans ambiguïté : « Cela
est juste, mais je ne mettrai pas la modification aux voix pour qu’elle ne soit
pas rejetée »
Malouet s’inclina devant la tournure de cette réponse pour le moins énigmatique.
L’arrêté du serment pris, Bailly, faisant valoir sa qualité de Président,
demanda à prêter serment le premier.
Ecoutons le récit qu’il en fait dans
ses Mémoires : « J’en prononçais la formule à voix si haute et si intelligible
que ces paroles furent entendues de tout le peuple qui était dans la rue, au
milieu des applaudissements et des cris universels de : vive le roi ! »
Sublime paradoxe du célèbre serment : les députés s’opposent dans les faits à la
volonté du roi en criant « Vive le roi ! »
A son tour l’Assemblée entière d’une seule voix prêta serment.
Les secrétaires de l’Assemblée procédèrent par ordre alphabétique à l’appel des
députés par bailliages, sénéchaussées, provinces et villes pour que chaque
membre signa sur le registre l’arrêté qui entérinait l’illustre serment.
A l’appel de la sénéchaussée du Lauragais, Martin-Dauch s’approcha du bureau et,
seul, (Malouet et ses amis ayant auparavant signé l’arrêté du serment) signa le
registre ajoutant à sa signature le mot : « opposant » ; ce qui suscita parmi
les députés les plus proches un grand tumulte et une formidable indignation qui
ne tardèrent pas à se transformer en une colère générale.
Devant la tournure des événements, Bailly fit approcher le contestataire afin
qu’il s’explique sur ce positionnement.
Martin-Dauch lui répondit avec aplomb : « je ne crois pas pouvoir jurer
d’exécuter des arrêtés qui ne sont pas sanctionnés par le roi "
En cela, il était fidèle à l’article 1 des cahiers de doléances du Lauragais
[2]
dont il fut d’une longue liste le premier signataire.
Malgré les réticences de Bailly et de la foule de députés, Martin-Dauch
s’entêta.
Bailly lui fit alors remarquer que les résolutions de l’Assemblée n’étaient pas
des actes susceptibles de recevoir la sanction du roi.
Martin-Dauch n’en démordait pas.
En désespoir de cause, Bailly le sermonna, lui expliqua qu’il pouvait refuser de
prêter serment et s’abstenir, mais qu’il n’était pas autorisé à signer d’une
part, et d’autre part à motiver son opinion sur le procès-verbal. Martin-Dauch
s’enferra dans son opposition. Le député et secrétaire Camus, futur archiviste
de l’Assemblée nationale, dénonça haut et fort le comportement et
l’argumentation de Martin-Dauch aux autres de ses collègues ainsi qu’au peuple.
C’en était trop pour que la foule de députés et le peuple se contiennent plus
encore.
Martin-Dauch fut hué, conspué, bousculé, menacé d’être écharpé, la lame d’un
poignard étincela…
Au cœur de ce tumulte, et devant le péril de la vie de Martin-Dauch, Bailly,
debout sur une table, ordonna à M. Guillot, huissier de l’Assemblée, de le
soustraire promptement à la vindicte populaire.
C’est ainsi, protégé et escorté par M.Guillot et par le député Guilhermy, que
Martin-Dauch se fraya un passage au milieu de la foule menaçante pour
disparaître par une porte dérobée…
Après délibération, les députés acceptèrent finalement de laisser figurer sur le
registre du serment la signature et le mot « opposant » de Martin-Dauch, pour
démontrer leur respect et leur attachement à la liberté d’expression.
Le lendemain, le 21 juin 1789, Martin-Dauch, pris de remords, envoya une lettre
à Bailly dans laquelle il s’excusait auprès de ses collègues sur la forme de son
opposition, mais campait sur sa position sur le fond. Il demandait aussi
expressément à être reçu. Le futur et premier maire de Paris le reçut. Il loua
même la ténacité et l’inflexibilité avec lesquelles il soutenait encore mordicus
son opinion. Bailly lui assura qu’il toucherait un mot de ses excuses aux
députés, mais lui suggéra tout de même de ne pas paraître dans le lieu de leur
réunion, du moins pour quelques temps, jusqu’à ce que les passions exprimées
lors du serment fussent apaisées.
Un placard d’antan
[3] raconte que Martin-Dauch, le 22 juin 1789, jour programmé
de la séance royale, fut pris d’un délire de peur-panique sur le Boulevard de la
Reine à Versailles quand il apprit que cette séance était ajournée au 23 ; qu’il
« amassait » beaucoup de monde sur ce boulevard en s’écriant dans un accès de
folie : « nous sommes perdus, on a remis la séance, c’est pour nous brûler tous
quand nous serons réunis ! »
Il faut dire qu’à cette date, le 23 juin, la pression est à son comble : les
députés présents se sont constitués illégalement aux yeux de la Cour « Assemblée
Nationale », ils ont prêté serment, la réunion des trois Ordres est envisagée,
la rumeur d’un nouveau coup de force de la Cour, disant que tous les députés
seraient massacrés, court et électrise les esprits.
Des troupes militaires stationnent aux alentours de Paris et de Versailles. Le
danger est réel.
Dans ce délire, Martin-Dauch eut la chance d’être finalement raisonné par ses
amis.
Pour la petite histoire, un autre député des Communes, Mayer Pierre-François
représentant du Tiers du bailliage de Sarreguemines, n’eut pas cette chance. Il
fut pris du même délire et dût être remplacé quelques temps par son suppléant
pour siéger à la Constituante. Comme le dit un témoin de l’époque : « La peur
lui prit et la tête lui a sauté »
Cette peur-panique qui a secoué Martin-Dauch minore sensiblement le stoïcisme
dont il fit preuve au serment du Jeu de Paume et dont beaucoup d’historiens
l’auréolent.
Aurait-il, ce 20 juin 1789, choisit d’épouser plus par crainte que par
conviction le parti qui lui paraissait le plus redoutable, c’est à dire la Cour
?
Avait-il réellement une conscience intègre et une vision politique acérée qui
motivèrent sa célèbre opposition ?
Son comportement tout au long de la Constituante et sa vie éclaireront peut-être
ces questions.
Martin-Dauch traversa les deux années que vécut la Constituante comme une ombre,
votant systématiquement et silencieusement à droite contre les progrès de l’Assemblée.
Néanmoins, quelques rares votes positifs sont identifiés, notamment celui du
sacrifice des colonies par exemple ou sa signature au bas de l’enregistrement du
découpage des départements de la Haute-Garonne et de l’Aude, d’où il était
natif.
Etrangement aphone, il ne desserrera plus les dents durant les deux années de
cette législature. Nul discours, nul article, nulle brochure ou livre ne vinrent
théoriser ou affermir son attitude au Jeu de Paume.
A cette époque, aucun des événements qui traversèrent la Révolution et
secouèrent la Constituante ne semble l’avoir atteint.
Certains de ses biographes attribuent faussement à Martin-Dauch le geste
provocateur de se découvrir et de jeter son chapeau à la foule en s’écriant : «
Me le ramène, qui l’ose ! » au passage du roi de retour de Varennes, le 25 juin
1791 à Paris. Cet acte intrépide, transgressant la consigne commune, revient en
réalité au second député de Castelnaudary, Guilhermy. Il fut lui aussi menacé
d’être lynché par la foule et ne dût son salut qu’à la témérité d’un constituant
qui, brandissant opportunément le bouclier de la Loi, évoqua l’inviolabilité des
députés …
Cette confusion historique a sans aucun doute contribué peu ou prou à accentuer
le mythe du stoïque éclairé et visionnaire.
Une confusion du même ordre voudrait que se soit initialement Bailly qui rendit
visite à Martin-Dauch le 21 juin, et non l’inverse, ce qui est de toute évidence
erroné mais qui participe à entretenir, à feu doux, la légende.
Les constituants ayant terminé leurs travaux et rédigé la Constitution du 3
septembre 1791, se séparent le 30 septembre 1791.
C’est, en quelque sorte, jaillissant de ces deux années de silence et d’anonymat
que Martin-Dauch refait surface.
En octobre 91, il envoie une adresse dans le périodique royaliste « L’ami du roi
»
Dans cette lettre datée du 10 octobre 1791
[4], il rend hommage à Guillot
l’huissier de justice qui le sauva du lynchage au Jeu de Paume. Le ton de cette
lettre se veut bravache et se termine ainsi : « Ce fut lui, dis-je, qui, me
sauvant la vie, sauva à l’assemblée nationale l’odieux d’un crime qu’allait
commettre, presque sous ses yeux, un peuple excité par de vils scélérats, qui
n’avaient pas même le lâche courage d’être assassins »
Le seul écrit public que Martin-Dauch légua à la postérité.
A une date non déterminée, il émigre à Coblenz et rencontre les princes rebelles
et leurs troupes contre-révolutionnaires. Ce mystérieux séjour de quelques
semaines vaut à Martin-Dauch d’être inscrit sur la liste fatidique des émigrés
qui condamne à mort tous ceux qui ne seront pas rentrés dans leur patrie avant
le 1er janvier 1792, leurs biens seront mis sous séquestre. (décret du 11
septembre 1791)
[5]
De retour à Paris, de toute évidence après ce 1er janvier, Martin-Dauch apprend
que le glaive de la loi tournoie mortellement au-dessus de sa tête.
En grand danger, il se réfugie à Castelnaudary et rentre dans la clandestinité.
Ses biens et domaines sont mis sous séquestre. Il échappe in extremis, grâce à
un subterfuge de vente du système de production de ses domaines, à la vente de
ses terres comme biens nationaux. Le nouvel acquéreur argue que l’on ne peut pas
vendre les terres de Martin-Dauch sans pénaliser la production de celle-ci qui,
désormais, lui appartient. Les scellées sont simplement posées sur les domaines
de Martin-Dauch.
Faisant jouer ses relations parisiennes, et avec l’aide d’un ami fidèle, il
parvient à se faire radier de la liste des émigrés. Il est remis en possession
de ses biens le 2 juin 1792.
Mais la Révolution le poursuit.
Un soir il est reconnu par un sans-culotte qui tente de l’assassiner. Accompagné
d’un ami, il retourne la situation. Il dût de ne pas être dénoncé aux autorités
qu’à une obscure transaction d’argent : Il aurait, paraît-il, acheté la plainte
et le silence de son agresseur !
Ne se sentant plus en sécurité à Castelnaudary, il s’enfuit à Toulouse.
La Révolution le rattrape sous la Terreur ; à nouveau reconnu, il est dénoncé et
jeté dans les geôles toulousaines.
Martin-Dauch, lui, le célèbre « opposant » du Jeu de Paume, l’émigré, n’a aucune
chance devant un Tribunal Révolutionnaire, sa condamnation à mort est certaine.
Pourtant le miracle se produit.
Il avait été inscrit, au greffe de la prison, son nom avec une orthographe
erronée : Martin d’Auch. Des amis sollicitèrent les autorités compétentes en
faveur de l’infortuné, et, après vérification de son identité, ces autorités
convinrent, effectivement, que Martin de la ville d’Auch n’apparaîssait pas sur
leur liste des émigrés. Une erreur d’orthographe et un malentendu sur son nom le
sauvèrent de la guillotine…
Il est juste de rappeler ici que l’erreur orthographique de son nom a traversé
les siècles et trompé bon nombre d’historiens de la Révolution française.
Mounier lui-même, initiateur et rédacteur du Serment, en rendant hommage au
député de Castelnaudary dans un ouvrage écrit en exil à Genève en 1792, ouvrage
dans lequel il chante sa larmoyante palinodie, se méprend, lui aussi, sur
l’identité du célèbre opposant en nommant le fameux député : Martin d’Auch. De
nos jours encore l’erreur demeure, ici et là, dans la plupart des récits du
serment du Jeu de Paume.
En effet, Martin-Dauch tenait son nom composé d’un aïeul dénommé Martin qui
épousa une Dauch.
Libéré providentiellement de la prison à Toulouse, quitte pour une peur bleue,
Martin-Dauch retourna vivre clandestinement à Castelnaudary jusqu’au 9 thermidor
qui le sauva. Il vécut dès lors retiré de la vie politique et se fit oublier.
Agriculteur, sans descendance, il s’éteint le 5 juillet 1801 à Castelnaudary.
Martin-Dauch représente bien la moyenne bourgeoisie propriétaire de province peu
éclairée par l’esprit des Lumières et qui embourba, par intérêt ou par
soumission confortable à l’Ancien Régime, le chemin menant à la République.
Si Martin-Dauch s’est illustré au Jeu de Paume, au cœur même d’un acte fondateur
de la Révolution, nul doute que les royalistes qui cherchèrent par la suite à en
faire un symbole échouèrent et glissèrent sur cet emblème inconsistant, fugitif
et fugace.
Qu’il soit pour certains un stoïque visionnaire ou pour d’autres un renégat naïf
et insensé, Joseph Martin-Dauch est assurément entré ce matin du 20 juin 1789
dans l’Histoire de France, par une porte dérobée.
NOTES :
[1]
« L’Assemblée nationale,
considérant qu’appelée à fixer la constitution du royaume, opérer la
régénération de l’ordre public, et maintenir les vrais principes de la
monarchie, rien ne peut empêcher qu’elle ne continue ses délibérations, dans
quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin partout où ses
membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale ; arrête que tous les membres
de cette Assemblée prêteront à l’instant serment solennel de ne jamais se
séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à
ce que la constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements
solides ; et que ledit serment étant prêté, tous les membres, et chacun d’eux en
particulier, confirmeront par leurs signatures cette résolution inébranlable. »
[2]
Art. 1er : Qu’aucune loi ne soit établie à l’avenir que par le concours du Roi
et des Etats généraux où elle sera promulguée !
[3]
« Séance royale aux Etats-Généraux du mardi 23 juin 1789 » Bibliothèque
Nationale. Cote : LE.29/34
Extrait : « Le député des
Communes, qui avait eu le malheur de restreindre son accession au vœu général,
dans l’Assemblée tenue au Jeu de Paume, a senti vivement ses torts, sa douleur a
été si violente qu’il est tombé dans les accès de la folie la plus caractérisée.
Il amassa beaucoup de monde, Boulevard de la Reine, lieu où il demeurait, en
tenant par sa fenêtre des discours qui annonçaient son délire, entre autre
celui-ci : « Nous sommes perdus, on a remis la Séance, c’est pour nous brûler
tous quand nous serons réunis ». Il est confié aux soins de M. Gauthier,
Chirurgien, qui espère le rétablir, & le mettre en état de recevoir au milieu de
ses amis le pardon d‘une faute que son repentir a déjà fait oublier. »
[4]
« Je croirais manquer aux devoirs sacrés de la reconnaissance la mieux méritée
et la mieux sentie, si je ne m’empressais de présenter à votre noble et juste
admiration un trait sublime qui caractérise cet homme généreux dont vous venez
de faire un juste éloge et dont le courage égale le désintéressement. Ce fut
M.Guillot qui, le jour de la séance du jeu de Paume où, sans craindre
l’indignation des sots et la rage des factieux, je m’opposais à un serment que
je regarderai toujours comme un attentat aux droits de la nation et à la juste
autorité du roi ; ce fut lui, dis-je, qui, me sauvant la vie, sauva à l’Assemblée
l’odieux d’un crime qu’allait commettre, presque sous ses yeux, un peuple excité
par de vifs scélérats, qui n’avaient pas même le lâche courage d’être assassins
»
[5]
Art. Ier. Les Français rassemblés au-delà des frontières du royaume sont dès ce
moment déclarés suspects de conjuration contre la patrie.
Art. II. Si au premier janvier prochain ils sont encore en état de
rassemblement, ils seront déclarés coupables de conjuration ; ils seront
poursuivis comme tels, et punis de mort. Etc.
Ouvrages et documents consultés :
- Jean-Pierre-Auguste de Labouisse-Rochefort « Journal anecdotique de
Castelnaudary du 27 août 1823. Martin-Dauch. »
- Auguste Fourès « Les hommes de l’Aude : Martin-Dauch » 1889.
- Antoine Bernard-Jean Marfan « Figures lauragaises, Martin-Dauch » 1937
- Jean Girou « Vies des personnages célèbres de l’Aude, Martin-Dauch » 1940
- Francis Falcou « Biographies lauragaises, Martin-Dauch » 1987
- Gustave Rouanet « Annales Révolutionnaires 1916, Martin-Dauch fou de peur »
- Malouet Pierre-Victor (1740-1814) « Mémoires de Malouet » Tome 1
- Joseph Mounier « Recherches sur les causes qui ont empêché les Français de
devenir, etc » Genève 1792
- Jean Sylvain Bailly « Mémoires d’un témoin de la Révolution »
- Marius Sepet « Vue des questions historiques du 1er avril 1891 – Le serment du
Jeu de Paume »
- Armand Brette « Le serment du Jeu de Paume » 1893
- Anonyme : « Séance royale aux Etats-Généraux du mardi 23 juin 1789 »
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Notice écrite par Karim Saïah |
© Philippe Royet 1996-2007 |