Claude Javogues (1759-1797)
[30 ans en 1789]
Clerc de procureur avant la
Révolution, Javogues embrasse cette dernière avant tout pour satisfaire son
besoin de promotion sociale insatisfait jusqu’alors. Il se fait élire
député à la Convention par le Rhône et Loire après avoir siéger un temps
au directoire du district de Montbrission. Javogues siège à gauche, vote la
mort de Capet et commence à se faire remarquer par des propos les plus
exagérés : il affirmera par exemple " que l’on ne peut
considérer comme bon patriote qu’un homme capable un verre de
sang ". Il part ensuite en mission pour anéantir un début d’insurrection
fédéraliste en Saône-et-Loire et fait créer des comités de surveillance
dans chaque district du département.
Javogues prend ensuite part au siège de Lyon et annonce en septembre 1794 aux Lyonnais que " le sang coulerait comme l’eau dans les rues ". Inquiet des excès de ce fou furieux qui l’a par ailleurs traité de contre révolutionnaire, Couthon exige et obtient son retour à Paris sous huit jours. Apeuré, Javogues se cache et ne réapparaît qu’après le 9 thermidor pour se voir accusé de terrorisme par les Thermidoriens. Il sera emprisonné jusqu'à la loi d’amnistie générale et prendra part à la conspiration de Grenelle en septembre 1797.
Arrêté de nouveau, Javogues sera condamné à mort et passé par les armes à Paris le 10 octobre 1797.
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Notice écrite par Yohan Senez |
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© Philippe Royet 1996-2007 |