Antoine ALBITTE (1761-1812)
[28 ans en 1789]

Avocat à Dieppe, Albitte est élu à l’assemblée Législative en Septembre 1791, il s’y occupe surtout des questions d’ordre militaire et ne fait pas beaucoup parler de lui. Il s’inscrit au club des Jacobins et s’interpose entre Guadet et Robespierre lors de leurs premiers affrontements d’avril 1792. Elu par la Seine-Inférieure à la Convention, il essaie de concilier la Gironde et la Montagne bien que siégeant à gauche. Il combat les outrances de Marat et n’hésite pas à déclarer que ses excès servent la cause de la contre-révolution. Il vote la mort de Capet et demande une plus grande sévérité à l’égard des émigrés et la création d’une commission chargée d’examiner le patriotisme et le comportement des généraux.

Envoyé en mission, il prêche la clémence à Marseille et passe pour être un modéré. Toutefois, sous l’influence de Collot d’Herbois et de Fouché à Lyon, il croit devoir faire preuve de sévérité dans l’Ain ; ce qui lui vaut d’être réprimandé par Robespierre au nom du Comité de Salut Public. Il ne participe en rien aux événements du 9 thermidor et reste Montagnard après la chute de l’Incorruptible.

A la fin de la session de la Convention, Albitte revient à Dieppe et est élu maire en 1796. Il reprend du service dans l’armée sous l’Empire et meurt d’épuisement à la fin de la retraite de Russie.



Notice écrite par Yohan Senez
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© Philippe Royet 1996-2007
Notes et Archives 1789-1794