C'est dans les
années 1830, que Buchez et Roux vont, en 40 tomes, composer une oeuvre
titanesque : L'histoire parlementaire de la Révolution française
: compilation commentée de tous les débats parlementaires dignes d'intérêt
des états-généraux au directoire. Pourtant perdus dans leur immensité,
ils mettront un point d'honneur à enrichir leur collection de documents annexes et
de débats de clubs révolutionnaires.
Ces textes sont encore aujourd'hui la
base de nombre d'études sérieuses sur la Révolution.
Presque quarante plus tard, le sénat
donne l'ordre à Mavidal et à Laurent de s'atteler à la reconstitution
cette fois exhaustive, de ces mêmes débats autrefois triés et tronqués
par Buchez et Roux : Les Archives parlementaires de 1787 à 1860.
La guerre de 14-18 suspend ces travaux grandement enrichis par
l'impulsion de la commission Jaurès au début du siècle. Ce n'est
finalement que
dans les années 60, que le CNRS reprend l'ouvrage délaissé, et lui
confère toute la rigueur qu'il mérite.
Il est peu probable que jamais on ne
trouvera plus juste et plus complet que ces presque déjà 20 tomes
d'une série toujours en cours, qui compte maintenant plus de 100
volumes de 700 pages ou plus, sur double colonne !
Le titre Journal des débats espère
pouvoir se situer comme un moyen terme entre ces deux collections, en présentant
le détail de toutes les grandes délibérations qui eurent lieu, à
l'assemblée et dans les clubs, pendant toute la Révolution.
Ma démarche est alors la suivante :
1) Saisir toutes les séances dont Buchez
et Roux donnent des extraits.
2) Les enrichir si le besoin s'en fait sentir.
3) Saisir les séances seulement mentionnées par Buchez et Roux.
4) Saisir les séances restantes grâce à un "épluchage" personnel de
mes sources.
5) Rédiger des textes à même de servir de conducteurs contextuels
pour ces séances.
Il est, j'espère, inutile de vous convaincre de l'ampleur de ce
travail qui risque de rester encore un moment à son stade deuxième. Et
pour l'heure, il semble évident que sans un support linéaire d'étude
de la Révolution française, l'exploitation de ces pages reste
difficile.