1. Dans le texte primitif du rapport de Fabre, tel qu'il fut lu à la Convention le 3e jour du second mois, le second mois de l'été s'appelait non pas Thermidor, mais Fervidor. Nous le voyons par le Moniteur, qui, le 9 brumaire, publia, en attendant de pouvoir donner le rapport lui-même, « l'état sommaire des dénominations des mois et des jours » ; dans ce résumé, on lit : « Juillet s'appellera Messidor, du mot messis, qui signifie moisson ; - août s'appellera Fervidor, du mot fervidus, qui signifie brûlant ; - septembre s'appellera Fructidor, du mot fructits, fruits ». 

Le Journal de Paris, n° 299, du 5e jour du second mois, donne les noms des mois de la même façon, et dit aussi « Août s'appellera Fervidor, du mot fervidis, qui signifie brûlant ». 
Le Journal des débats et des décrets, n° 407 (correspondant au9 !1 brumaire), donne également Fervidor
Dans une pièce de vers composée par Mérard de Saint-Just sur le nouveau calendrier, et publiée par l'Anti-Fédéraliste du 16 brumaire, on lit :
Cependant Fervidor, quand on remplit nos granges. 
Colore les raisins ; il mûrit les vendanges.

Dans l'intervalle qui s'écoula entre la lecture du rapport et sa publication, Fabre substitua, de sa propre autorité et sans consulter de nouveau la Convention, le nom de Thermidor à celui de Fervidor. Le nom nouveau se trouve déjà dans le n° 410 (p.170) du Journal des débats et des décrets, correspondant au 12 brumaire, numéro où fut publié le rapport de Fabre. Le mot de Fervidor n'était peut-être pas heureux ; mais celui de Thermidor a l'inconvénient d'introduire une expression d'origine grecque dans une nomenclature dont tous les autres termes sont latins. (Note de Guillaume.)

 

 

2. Le nom du premier jour de la décade est orthographié primdi dans le rapport de Fabre d'Églantine, ainsi que dans les tableaux insérés au procès-verbal de la Convention (Procès-verbal, t. XXIV, pages 76-88). L'orthographe primidi est donnée par le Moniteur, le Journal de la Montagne, le Journal des débats et des décrets et le Journal de Paris, dans le tableau sommaire de la nomenclature publié par eux. Dans le décret du 4 frimaire (Procès-verbal de la Convention, t. XXVI, p. 69), le nom de ce jour est écrit primedi. La forme primidi, quoique non officielle, a fini par prévaloir. (Note de Guillaume.)

 

 

3. Il y a là, peut-être, une faute d'impression de l'original. Le nom populaire auquel Fabre d'Églantine fait allusion était, selon M. Marc Dufraisse, « jours de la finition. » (Note de Guillaume.)

 

 

4. Cet amendement fut proposé par Robespierre. (Note de Guillaume.)

Convention nationale, séance du 3ème jour du second mois.
(...) Le reste de la séance est employé à discuter le nouveau projet du Comité d'instruction publique sur le calendrier.
Ce projet tend à donner aux mois, aux décades, aux jours des dénominations qui présentent à l'esprit des idées allégoriques, instructives et faciles à retenir.
Ce travail, qui nous rappelle les heureux jours de l'Attique et les institutions républicaines qui formèrent le premier peuple de la terre, est cependant aussi éloigné de la pompe ridicule de la mythologie que du fatras de la superstition catholique. La liberté, la patrie, l'égalité, le travail, le génie, la vertu sont les seules divinités qui président aux fêtes nationales; elles seront connues sous le nom de sans-culottides, et, en éternisant la mémoire. des vainqueurs de la Bastille et des Tuileries, ces institutions feront aimer la pratique des vertus populaires.
L'inadvertance ou l'amour-propre avaient engagé le rapporteur à placer la fête du génie avant celle de la vertu. Robespierre a demandé que l'on remît l'un et l'autre à leur place.
« César, a-t-il observé, fut un homme de génie ; Caton fut un homme vertueux ; et certes, le héros d'Utique vaut mieux que le boucher de Pharsale. »
L'observation de Robespierre a été applaudie. Le génie a dû suivre humblement le char de la vertu. Espérons que nos lois et nos habitudes rendront désormais l'un et l'autre inséparables
. (Anti-Fédéraliste, n° 31, du 5ème jour du second mois de l'an deuxième.)

 

5. Les tableaux annexés au décret du 3 du second mois, que nous venons de reproduire, présentent d'assez notables différences, en ce qui concerne la colonne consacrée aux productions naturelles et aux instruments ruraux, avec les tableaux définitifs qui se trouvent dans l'Annuaire ou Calendrier pour la seconde année de la République française, inséré au procès-verbal de la séance de la Convention du 4 frimaire an II, séance dans laquelle tous les décrets rendus sur le calendrier furent fondus en un seul. Nous notons ci-après les changements, au nombre de quarante-sept, opérés à l'occasion de cette refonte, en plaçant entre parenthèses les noms de la rédaction primitive. Vingt-deux noms furent éliminés et remplacés par ceux d'autres plantes, substances ou animaux ; cinq furent remplacés par d'antres formes du même nom ; vingt furent seulement changés de place.

En voici la liste :

Vendémiaire : 24, Amaryllis (Grenésienne).
Brumaire : 12, Macre (Cornuelle) ; 13, Topinambour (Poireterre) ; 16, Chervis (Chirouis) ; 22, Azerole (Olive).
Primaire : 8, Miel (Epicéa) ; 11, Cire (Thuya) ; 19, Sabine (Bouleau).
Nivôse : 1, Tourbe (Neige) ; 2, Houille (Glace) ; 3, Bitume (Miel) ; 4, Souffre (Cire) ; 6, Lave (Fumier) ; 7, Terre végétale (Pétrole) ; 8, Fumier (Houille) ; 9, Salpêtre (Résine) ; 11, Granit (Poix) ; 12, Argile (Térébenthine) ; 13, Ardoise (Argile) ; 14, Grès (Marne) ; 16, Silex (Plâtre) ; 17, Marne (Pierre à chaux) ; 18, Pierre à chaux (Ardoise) ; 19, Marbre (Sable) ; 21, Pierre à plâtre (Grès) ; 22, Sel (Silex) ; 23, Fer (Mercure) ; 24, Cuivre (Plomb) ; 27, Plomb (Cuivre) ; 28, Zinc (Fer) ; 29, Mercure (Sel).
Pluviôse : 7, Amadouvier (Mnie) ; 14, Avelinier (Coudrier). 
Ventôse : 25, THON (CHEVREAU).
Germinal : 5, PALE (COQ) ; 6, Blette (Bette) ; 10, COUVOIR (GREFFOIR) ; 15, ABEILLE (POULE) ; 30, GREFFOIR (COUVOIR).
Floréal : 5, ROSSIGNOL (ABEILLE). 
Prairial : 15, CAILLE (CANE). 
Messidor : 15, CHAMOIS (JUMART) ; 18, Gesse (Orge). 
Thermidor . 25, LOUTRE (AGNEAU).
Fructidor : 5, SAUMON (BARBEAU) ; 15, TRUITE (GOUJON) ; 30, PANIER (CORBEILLE).
(Note de Guillaume.)

 

 

1. L'original du rapport présente ici deux fautes d'impression, que nous avons corrigées. On y lit . « 4° Que dix pintes formeront un décicade ; 5 Que cent pintes formeront un centicade. » (Note de Guillaume.)

 

 

 

 

1. Compte rendu par l'Académie à la Convention, le 25 novembre 1792. (Note d'Arbogast.)

 

 

 



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